— Lexique Coutureo
Le vocabulaire de l'atelier.
42 termes essentiels en broderie, couture et DIY textile, définis simplement. Pour ne plus jamais bloquer sur « point de tige », « étamine » ou « découd-vite ».
— 12 termes
Les points de broderie.
- Point de croix
- Point décoratif formé par deux brins croisés en X. Le plus répandu en broderie traditionnelle. Se travaille sur toile à mailles régulières (étamine ou aïda) en comptant les fils. Origine européenne, atteste dès le XVIe siècle dans les marquoirs.
- Point de tige
- Point linéaire torsadé, idéal pour les contours, tiges de fleurs et écritures. L'aiguille ressort toujours à la moitié du point précédent, créant un effet de corde. Aussi appelé point de cordon.
- Point arrière
- Point régulier en ligne continue, où chaque nouveau point recule pour combler l'espace du précédent. Sert aux contours fins et aux lignes droites. Très utilisé en broderie traditionnelle pour souligner un motif.
- Point de chaînette
- Suite de boucles enchaînées formant une chaîne. Décoratif ou structurel. Se réalise en piquant à l'intérieur de la boucle précédente. Existe en version simple, double, ou tressée.
- Point lancé
- Point droit, isolé ou en groupe, sans rejointoiement. Le plus basique en broderie libre. Sert à composer des motifs (rayons, brins d'herbe) ou à remplir des surfaces irrégulières.
- Point de nœud (ou point de Pékin)
- Petit nœud en relief obtenu en enroulant le fil autour de l'aiguille. Souvent utilisé pour les cœurs de fleurs, les yeux ou les textures granuleuses. Appelé french knot en anglais.
- Point de bouclette (ou point lazy daisy)
- Boucle simple fixée par un petit point au sommet, formant un pétale ou une feuille. Se groupe en étoile pour former des marguerites. Origine moderne, popularisée par les magazines de broderie anglais.
- Point passé plat (ou point de bourdon)
- Points droits serrés et parallèles qui remplissent entièrement une surface. Crée un effet lisse et brillant. Très utilisé en broderie blanche et pour les monogrammes.
- Point de feston
- Point décoratif et structurel formé d'une suite de boucles ouvertes le long d'un bord. Sert à finir les bordures, à fixer des appliqués ou à border des découpes ajourées. Aussi appelé point de languette.
- Point de bourdon (en volume)
- Variante du point passé plat avec un rembourrage en dessous (fil tendu sous le motif), pour un relief marqué. Utilisé pour les monogrammes en broderie blanche fine.
- Point de palestrina
- Point décoratif en relief, fait d'une succession de petits nœuds liés. Crée une ligne perlée. Origine italienne, du nom de la ville de Palestrina près de Rome.
- Point d'épine
- Point décoratif en zigzag léger, évoquant une branche de sapin. Sert à orner des bordures ou à fixer un ourlet en faisant joli. Aussi appelé fishbone en anglais.
— 6 termes
Les points de couture.
- Point devant (ou faufil)
- Point droit régulier, à la main, qui sert à assembler provisoirement deux tissus avant la machine. Se retire après. Indispensable pour maintenir sans déformer.
- Point de bâti
- Synonyme couramment utilisé pour le point devant en assemblage temporaire. Plus long que le point devant définitif. Se réalise avec un fil contrasté pour le repérer facilement avant retrait.
- Point invisible (ou ourlet invisible)
- Point à la main qui rend l'ourlet imperceptible sur l'endroit du tissu. L'aiguille ne prend qu'un ou deux fils du tissu endroit. Indispensable sur les pantalons, jupes et rideaux.
- Point de surfilage
- Point qui empêche un tissu de s'effilocher sur le bord. Se fait à la machine au point zigzag, à la surjeteuse, ou à la main au point de feston. Étape de finition obligatoire sur la majorité des tissus.
- Point zigzag
- Point machine en forme de Z continu. Sert au surfilage, à la couture sur tissu extensible, et à la pose d'élastique. Réglable en largeur et en longueur.
- Point droit (machine)
- Le point de base de toute machine à coudre. Une ligne continue de points réguliers reliant deux tissus. Réglable en longueur selon le tissu et l'usage.
— 10 termes
Les outils de l'atelier.
- Tambour à broder
- Anneau double en bois ou plastique qui tend le tissu pendant la broderie. Diamètres courants : 10, 15, 20 cm. Se serre avec une vis. Indispensable pour un travail régulier. Aussi appelé hoop.
- Aiguille à broder
- Aiguille à chas large (pour laisser passer le mouliné 6 brins) et à bout pointu. Numérotée de 18 (très grosse) à 28 (très fine). Taille 24 = polyvalente pour débutants.
- Aiguille tapestry (à bout rond)
- Aiguille à bout arrondi, pour broder sur toiles à mailles comptées (aïda, étamine). Ne pique pas le tissu, glisse entre les fils. Indispensable pour le point de croix propre.
- Métier à broder
- Cadre rectangulaire ou ovale, sur pied ou à poser, qui tend le tissu sur plusieurs côtés. Plus stable que le tambour pour les grandes pièces. Permet de broder à deux mains.
- Pied-de-biche
- Pièce amovible sous l'aiguille de la machine à coudre qui maintient le tissu pendant la couture. Existe en de nombreuses versions selon l'usage : universel, fermeture éclair, ourlet, boutonnière, etc.
- Découd-vite
- Petit outil en forme de fourche avec une lame entre les dents. Sert à découdre des points sans abîmer le tissu. L'outil le plus utilisé en couture après la machine elle-même.
- Dé à coudre
- Capuchon métallique ou en porcelaine porté sur le majeur, qui protège le doigt en poussant l'aiguille à travers les tissus épais. Existait déjà chez les Romains.
- Mètre ruban (de couturière)
- Ruban souple gradué en cm (et souvent inches). Permet de prendre des mesures sur le corps ou sur un tissu en relief. À distinguer du mètre rigide du bricoleur.
- Craie tailleur
- Petit bloc de craie ou poudre solidifiée qui marque le tissu temporairement. Se brosse ou s'efface au passage du fer. Existe en plusieurs couleurs selon les tissus.
- Patron
- Modèle en papier (souvent papier de soie) qui sert à reporter les pièces d'un vêtement sur le tissu avant découpe. Issu de la couture industrielle, démocratisé par les magazines couture du XIXe siècle.
— 6 termes
Les matières & fils.
- Mouliné DMC
- Fil de coton à 6 brins divisibles, le standard mondial de la broderie. DMC (Dollfus-Mieg & Compagnie) : marque alsacienne fondée en 1746. Plus de 500 références de couleurs numérotées.
- Coton perlé
- Fil de coton brillant, retordu et non divisible, en plusieurs grosseurs (n°3, 5, 8, 12). Plus épais que le mouliné. Donne du relief, utilisé en broderie traditionnelle et en crochet.
- Lin à broder
- Tissu de lin tissé régulièrement, à mailles comptables. Existe en plusieurs « comptes » (nombre de fils au cm). Plus le compte est haut, plus la broderie est fine. Standard : 28 et 32 fils/pouce.
- Étamine
- Toile tissée régulièrement, plus souple que le lin, utilisée pour la broderie comptée. Composition variable : coton, lin ou mixte. Présente toujours un compte régulier qui permet de broder à la croix.
- Aïda
- Toile à broder en coton à mailles très régulières et très visibles, organisée en petits carrés. La toile la plus utilisée pour le point de croix débutant. Se mesure en « points par pouce » (5,5 / 11 / 14 / 16).
- Mercerie
- Désigne à la fois le commerce et l'ensemble des petites fournitures de couture : fils, boutons, rubans, fermetures éclair, ciseaux, élastiques, biais, agrafes. Vient du marchand mercier médiéval.
— 8 termes
Techniques & objets.
- Marquoir (ou sampler)
- Pièce de broderie d'apprentissage qui rassemble alphabet, chiffres et motifs décoratifs sur une même toile. Tradition européenne depuis le XVIe siècle. Servait aux jeunes filles à apprendre les points et à montrer leur niveau.
- Broderie blanche
- Technique où le fil et le tissu sont de la même couleur (souvent blanc sur blanc). Met l'accent sur le relief et la texture plutôt que sur la couleur. Comprend les techniques de Madère, Cilaos, Hardanger.
- Hardanger
- Technique de broderie blanche norvégienne avec des zones ajourées (fils retirés du tissu) et des blocs de points passés plats. Géométrie rigoureuse. Origine : région du Hardangerfjord en Norvège.
- Napperon
- Petite pièce de tissu décorée (brodée, dentelée, crochetée), posée sous un objet pour le protéger ou décorer. Format rond, ovale ou carré. Tradition domestique européenne du XIXe et XXe siècles.
- Reprise (ou raccommodage)
- Réparation invisible d'un trou ou d'un accroc dans un textile, par tissage d'un nouveau fil dans la trame d'origine. Technique patrimoniale aujourd'hui revisitée par le mouvement visible mending (reprise visible).
- Patchwork
- Assemblage de morceaux de tissus différents pour former un nouveau textile (couverture, vêtement, accessoire). Apparu pour économiser le tissu, devenu technique artistique. Anglais : patch = pièce.
- Quilting (ou matelassage)
- Technique qui consiste à coudre ensemble deux tissus avec un molleton entre les deux, en suivant un motif visible. Crée du relief et de la chaleur. Au cœur des quilts américains.
- Boutonnière
- Fente cousue dans un tissu pour passer un bouton. Réalisée à la machine (point boutonnière automatique) ou à la main au point de feston serré. Calibrée selon la taille du bouton.